OLIVIER IAAMROUNEN

28 décembre 2015

Le tribun de l'histoire du douar Tizi n’Ait M’Hend

 

       Symbole des sept frères déracinés

Photo 003

Mustapha Amroun dit Aissa, fondateur et diseur de contes, légendes et autres histoires de bonnes aventures, s'investir encore plus  davantage ces dernières années, dans  des actions didactiques notamment au sein des associations, dont-il fait partie afin de refaire vivre des actions historiques de proximité, même si au fil du temps, leurs motivations ont évolué. Nous l’avons rencontré en cette journée historique du massacre du 11 décembre 1961, Mr Amroun, accepte de nous recevoir et nous a transporté  avec ces mémoires remontant aux 15 ème siècles avec un sens poussé du détail écoutons-le…

Bonjour Mustapha,  pourriez-vous vous présentez et  expliquer au lecteur votre personnage?

Né à Aokas  le 31 décembre 1951, mémorialiste de ma descendance et passionné par les histoires de mon pays,  j'exerce  mon métier  auprès des agents de presse, des musées et expositions, des Agences de communications et de publicité.  Je collecte également,  les patrimoines qu’il soit écrites,  photos ou en vidéos.

Vous êtes intervenant, comme par exemple à la radio et la presse écrite, Quels savoirs avez-vous transmettez  aux citoyens ?

Le savoir,  les recherches  sont un plaisir,  d'autant plus auprès de personnes,  ayant choisi une filière du domaine historique.  J'essaye de leur livrer mes expériences et de leur donner une vision le plus large possible de différentes possibilités liées à la  documentation, les recherches, etc.  Je multiplie actuellement  les rencontres avec des professionnels (portes ouvertes, salons, festival photos, entretiens, etc.) pour confronter les expériences de chacun. Il faut dire que l’histoire est un métier mobile qui couvre plusieurs physionomies qu'on soit administrateur,  recherchiste, salarié ou indépendant…

Avez-vous des projets actuellement en préparation ?

Oui, comme étaler des actions de collaboration avec l'Agence de communication Oued Marsa qui est une agence mère et créatrice. Je suis entrain de réunir dans un même lieu,  l’histoire du 15ème siècle.  Là où le douar mixte oued Marsa s’appeler Tizi N’ait M’hend…Je souhaite également m'investir davantage dans  des actions sur le terrain par des conférences, des expositions d'images et de recherche documentaire.

Parlez-nous de l’appelation de Tizi n’Ait M’hend?

Oui !  Un nom qui me revient souvent à l’esprit….après que j’ai fait de multiples recherches auprès de nos descendants et recherchistes.  La tribu de Tizi N’Ait M’Hend,  l’actuel Aokas est entouré par: à l’Est par Ait Seguoal,  Ait Hessaine, vers le sud par Ait Smail, Bouandas, vers l’Ouest par Ait Ouaret Ouali, Ait Bouaissi, Ait Bimoune, Ait Slimane, Ait Melloul et Ait Amrous…, il y en a beaucoup d’autres, il est important de les faire émerger, d’écrire, de montrer, de remémorer et de communiquer. Comme il m’a été noté dans mes recherches,  les premiers arrivistes au douar d’Ait M’Hend, sont  une famille composée de sept frères (07) de père et de mère. Par ailleurs, la tradition véritable d’Aokas indique 7 marmites (7parts)….par la suite les sept frères se sont dispersés en trois groupes dans le même douar, un partage dû à l’élargissement et  à la recherche des endroits plus riche en matière de l’environnement et de voisinage. Les trois endroits occupés sont, Azkak Oughiles (Ait Aissa),  Tigssirth Oussamar (Tabellout) et Taddarth Ouamroun (Iaamrounene).  Tigssirth Ifouza a été habitée par Izzeghmars depuis des siècles.

Quels conseils donneriez-vous pour les chercheurs debutants ?

En tant qu’auteur,  résolument  tourné vers la création contemporaine, prêt à  recevoir toutes les idées de personnes (écrivain, étudiant,  artiste professionnels afin d’améliorer, clamer mes récits, contes, légendes et autres histoires de nos bourgs.  Mes mémoires  tentent de témoigner de la diversité de l’art du conte, concentré sur des types de répertoire exclusive,  espérons que mes  choix  permettent d’ouvrir des fenêtres sur différents sociétés  convenablement et à chacun d’écrire  ses souvenirs. Par cette occasion,  je passe le grand  bonjour à la famille du Moudjahed chabane Amar  de l’Arbaa n’Ath Irathen et ces compagnons de lutte,  ainsi qu’à  l’Agence de Communication Oued Marsa  Aokas qui m’a aidé au développement visuel de mes idées.  Le rapportage  suivant,   je  souhaite  agrémenter mes études avec plus de clarification  à propos de Talekat, Tifirourth dans des brochures et autres moyens de communication…suite dans notre prochaine édition.

Posté par OLIVIER IAAMROUN à 08:12 - Commentaires [0] - Permalien [#]